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Revue de presse

America’s war torn economy

Avril 2008 — Joseph Stiglitz voit un lien entre les dépenses pour la guerre en Irak et et la crise qui se profile alors. Il s’inquiète notamment de l’explosion de la dette publique pour faire face au coût de la guerre, sans qu’aucune augmentation d’impôts ne viennent compenser ces dépenses. Il décrit aussi l’effet de la guerre sur l’augmentation du prix du pétrole, lui-même facteur de rélentissement économique.

La crise des subprimes pouvait être évitée


Mai 2008 — Paul Jorion décrit une législation votée par la Caroline du Nord en 1999, qui interdisait les formes de prêts les plus spéculatives. Appliquées à l’échelle nationale, ces règles auraient sans doute prévenu a crise des subprimes. Mais la Mortgage Bankers association a combattu avec succès la généralisation de ces restrictions. Publication originale : contreinfo.info

The Old Titans All Collapsed. Is the U.S. Next?

Mai 2008 — Dans cet article du Washington Post, l’auteur s’interroge sur les conséquences à long terme de la crise sur l’hégémonie américaine. Il revint sur le déclin de la Hollande, puis de la Grande Bretagne, et voit certains parallèles avec la situation actuelle des Etats-Unis, notamment une explosion des revenus financiers qui viennent se substituer à ceux d’une industrie en déclin.

Starbucks, The Core and Conventional Wisdom

En juillet 2008, Doug Noland s’inquiétait des déséquilibres structurels, dans l’économie réelle, engendrés par « l’énorme expansion des crédits hypothécaires ». Comme cela a été évoqué au cours de la séance du 8 octobre, ce n’est pas tant l’éclatement de la bulle financière qui mettra à mal « l’économie réelle » que la mise à nu de ces déséquilibres, c’est-à-dire, l’impossibilité de continuer à les soutenir artificiellement. Doug Noland évoque entre autre le surinvestissement dans le domaine de la consommation et des services sur fond de réduction de la capacité américaine de production. Il fait écho à la thèse d’Emanuel Todd dans Après l’empire (voir biblio), qui décrit une économie américaine se spécialisant dans la consommation.

L’économie de la bulle

Version française de l’article précédent, traduction par contreinfo.info
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Le krach qui se profile

Dans le contexte baissier de juillet 2008, Paul Jorion revient sur les mécanismes à l’oeuvre dans un krach. Son explication s’éloigne des conventions, car il y récuse les facteurs d’incertitude et de mimétisme. Pour lui, un krach intervient quand les acteurs d’un marché font, parallèlement et individuellement (sans se copier les uns les autres), une analyse qui les conduit à la certitude qu’il faut vendre à tout prix. Parmi les facteurs qui peuvent conduire à cette analyse, il cite tous ceux qui ont conduit à l’implosion de début octobre ! Mais il ajoute aussi que le moment du krach est imprévisible.
Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).

The fruit of hypocrisy

Un article très accusateur de Joseph Stiglitz, paru en septembre 2008 dans The Guardian. Le prix Nobel d’économie met l’effondrement financier, comparable à celui de 1929, sur le compte de l’hypocrisie des institutions fiancières et l’incompétence du pouvoir politique.

US Economy: Rudderless and Reeling From Direct Hits

Septembre 2008 — Pour Paul Craig Roberts, les énormes déficits du budget et de la balance commerciale sont les causes principales de la crise financière. Il y ajoute les délocalisations et la déréglementation, ce qui ne manque pas de sel sous la plume de l’ancien Sous Secrétaire au Trésor de Reagan. Cet article a été publié sur le site vdare.com, associé à une fondation qui défend des thèse anti immigration, dont l’auteur de cette page se désolidarise complètement.

CDS : le monstrueux contraire d’une assurance

Septembre 2008 — Une explication des CDS (credit default swaps) et de leur rôle dans la crise actuelle, par Paul Jorion.

The liquidity trap

Septembre 2008 — L’économiste keynesien Thomas Palley décrit le cercle vicieux de la liquidation (deleveraging) : comment la crise financière engendre une ruée sur les liquidités, ce qui entraîne une vente d’actifs, qui provoque à son tour une chute de valeur, ceci déclenchant d’autres ventes. Il suggère comme solution un assouplissement de la règle « mark-to-market ». Le fond du problème selon lui est qu’on a remplacé une croissance basée sur les salaires et les investissements productifs par une croissance fondée sur la dette et l’inflation des actifs.

Comprendre la crise

Octobre 2008 — Une analyse éclairante de la crise, dans laquelle Paul Jorion explique aussi comment la science économique (comme toute science appliquée) s’inscrit dans des rapports de force, puisque son destin est lié aux enjeux financiers qu’elle suscite. Appliquée à la situation actuelle, cela se traduit par des modèles explicatifs concurrents, en fonction d’intérêts particuliers divergeants.

Le capitalisme touche à sa fin

Octobre 2008 — Dans un entretien publié par Le Monde, Immanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie de l’université de Yale, ex-président de l’Association internationale de sociologie, et inspirateur de l’altermondialisme, juge que le capitalisme touche à sa fin. Pour lui, la crise actuelle est spécifique en ce qu’elle combine la fin d’un cycle long (Ferdinand Braudel), et d’un cycle court (Kondriateff). Nous sommes donc dans une phase de transition, mais il est impossible de dire si d’ici 3à à 40 ans, le modèle qui émergera sera plus égalitaire redistributif, ou plus exploiteur et violent que le capitalisme.

Trop peu, trop tard

Octobre 2008 — Pour Jacques Sapir, la crise révèle l’inadéquation des modèles théoriques en vogue, qui n’ont permis ni d’anticiper la venue de la crise, ni de trouver des solutions adaptées. Il préconise notament de revenir à la relation entre l’incertitude radicale et la préférence pour la liquidité chez Keynes, dont les événements récents sont une illustration convaincante.

L’heure de vérité

Octobre 2008 — Dans cet éditorial du New York Times, Paul Krugman, qui vient de recevoir le Prix Nobel d’économie, considère que le plan de suavetage britannique devrait être repris par les autres gouvernements, celui-ci étant jugé le moins mauvais par une majorité d’économistes.

A recession makes sense

Octobre 2008 — Un article provocateurs de George Monbiot (The Guardian), dans lequel il envisage la récession qui se profile comme une occasion de nous interroger sur les limites de notre modèle de croissance sans limite. Il évoque entre autres les désordres environnementaux qui s’aggrave, et l’effet sur la santé publique de la dégradation de l’environnement.

This stock collapse is petty compared to the nature crunch

Octobre 2008 — Un autre article de George Monbiot, dans lequel il soutient que la crise finançière est peu de chose par rapport à la crise environnementale qui se profile. Il fait notamment référence au livre de Jared Diamond, Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed (traduction française).

Sauver les banques c’est bien, sauver l’emploi et le pouvoir d’achat c’est mieux !

Octobre 2008 — Tout en convenant de la nécessité du plan de sauvetage des banques, Nicolas Dupont Aignan, député de l’Essonne, Maire de Yerres, critique le fait que les dirigeants européens peuvent trouver des dizaines de milliards d’euros pour renflouer les banques, mais rechignent à débloquer un milliard pour la protection de l’environnement. Il plaide pour l’invention d’un « nouveau keynesianisme européen » où « la demande équilibre l’offre, où les montagnes d’argent fictif de l’économie-casino, amassées sur le dos des peuples, cèdent la place à un développement durable […] ». Publication reprise de contreinfo.info.

Home Prices Seem Far From Bottom

Cet article du New York Times du 16 octobre 2008 soutient qu’en dépit d’une baisse de plus de 30% dans certaines régions depuis 2006, le marché de l’immobilier américain est loin d’avoir encore touché le fond.

$2.8 Billion Loss at Citigroup on More Write-Downs

New York Times : au 17 octobre, Citigroup faisait encore face à des milliards de pertes.

Buy a Beach House for Shelter When Going Bankrupt

Cet article de Bloomberg démontre que la loi sur les faillites personnelles aux USA est ainsi faites que toute dette peut être restructurée (y compris celloe sur une résidence secondaire), à l’exception d’un seul actif : la résidence principale ! Ceci conduit au fait qu’un foyer en faillite peut renégocier son crédit sur un bateau de plaisance, mais pas sur sa maison.

Doit-on avoir peur des cartes de crédit américaines?

Un article des Echos, publié le 16 octobre 2008, qui fait le point sur le marchés US des cartes de crédit, où pourrait bien se jouer le prochain épisode de la crise du crédit.

Chicago mayor to shut down government for six days

Reuters, 14 octobre 2008 — Confrontée à un énorme déficit, la vile de Chicago prévoit de partiellement fermer ses services pendant une durée de 6 jours.

Study says most corporations pay no U.S. income taxes

Reuters, 12 aout 2008 — Une étude montre que la plupart des entreprises américaines et étrangères qui opèrent aux USA ne paient pas ou très peu d’impôts, en dépit de revenus qui se comptent en trillions de dollars.

Credit Default Swaps, the Collapse of AIG and Addressing the Crisis of Confidences et Credit Default Swaps Explained

Deux articles clairs et didactiques qui expliquent le fonctionnement des Credit Default Swaps et leur rôle dans la crise. Ces deux textes apportent un éclairage sur un aspect technique fondamental de la crise.

Crise : l’acte V reste à écrire

Les Echos, 16 octobre 2008 — Hélène Rey, professeur à la London Business School, revient sur les causes de la crise, citant plus particulièrement la politique monétaire laxiste des Etats-Unis et le démantellement du Glass-Steagall Act, qui avait réglementé l’activité bancaire américaine entre les années 30 et la fin des années 90. Elle évoque aussi aussi le cercle vicieux du « deleveraging » et affirme que le prochain acte de la crise se jouera dans les entreprises, si leur accès au crédit se trouve durablement comprimé par un secteur banciare en pleine crise de confiance.

Hedge funds call for intervention on Lehman

The Finanial Times, 15 octobre 2008 — Un groupe de hedges funds parmi les plus grands aux EU ont exhorté la Banque d’Angleterre à débloquer quelque 65 millards de dollars actuellement gelé dans la procédure de faillite de Lehman Brothers. la Banque répond qu’elle n’a pas ce pouvoir.

Le marché sous-évalue l’impact de la récession en France

L’Usine nouvelle, 15 octobre 2008 — La bourse pourrait bien sousestimer l’impact de la crise sur les entrerpises. Ceci pourrait conduire les marchés à baisser encore.

Shipping Lines Say Tight Credit Cutting World Trade

Bloomerg, 15 octobre 2008 — Les sociétés de transport maritimes constatent une baisse de leur l’activité d?ɬªe à la répugnance des banques à émettre des lettres de crédit, très utilisées dans le commerce international.

Les Etats-Unis face à la crise financière : « nous sommes devenus pauvres »

15 octobre 2008 — Dans une interview accordée à la Tribune, Robert C. Merton professeur à la Harvard Business School, prix Nobel d’économie 1997, s’exprime sur le plan de sauvetage de Paulson et la difficulté qu’il y a à évaluer le rpix des actifs qui seront rachetés, dans un contexte de marché nul. Il évoque aussi les 4 000 millions de dollars perdus dans l’immobiliers, qui ne reviendront pas.

Paul Krugman: The real plumbers of Ohio

20 octobre 2008, International Herald Tribune — Paul Krugman revient sur Joe le plombier, personnage emblématique de la campagne de McCain, censé incarner cette classe moyenne qui souffrirait des mesures fiscales d’Obama. Il démontre que le plombier moyen aux USA bénéficierait de la politique d’Obama. A l’argument de McCain selon lequel la politique de son adversaire conduirait à un désastre économique il répond que ce désastre est déjà advenu, sous la présidence républicaine. Enfin, la fin de la campagne républicaine est le dernier avatar d’une stratégie marketing inventée par Nixon : présenter le Parti Républicain, ploutocrate, come celui de la majorité silencieuse.

If They’re Too Big To Fail, They’re Too Big Period

Octobre 2008 — Robert Reich, Ministre du travail sous Clinton et professeur d’économie à Berkeley, s’interroge sur ces entités, banques ou entreprises, que le gouvernement doit sauver car elles sont si grosses que leur faillite peut mettre toute l’économie en danger. Il rappelle que l’esprit de la loi anti trust visait précisément à éviter que des entreprises pèsent un tel poids. Selon lui, il y a une certaine ironie à voir le gouvernement encourager les entreprises qu’il sauve avec l’argent du contribuable à fusionner, pour devenir des entités encore plus grandes.

The Meltdown

6 au 20 octobre 2008 — Quatre articles de Robert Reich sur la crise et le plan Paulsaon. Pour lui se plan ne peut marcher. Il compare les milliards de dollars versées aux banques dans l’espoir qu’elles se remettront à prêter à de l’eau coulant sur une éponge sèche. Les banques sont beaucoup trop endettées pour que cela ait un effet significatif.

Une mise à l’épreuve brutale du système par capitalisation

Le Monde, 20 octobre 2008 — La baisse des marchés consécutive à la crise financière risque de toucher les Américains qui approchent l’âge de la retraite, puisqu’une grosse part de leur épargne se trouve sur dans des fonds de retraite en actions. Les fonds de pension souffrent déjà car la baisse de leurs actifs rend plus difficile le paiement de leurs obligations vis-à-vis des souscripteurs qui prennent leur retraite. Ceci se pase dans un contexte où les Américains étaient mal préparés avant la crise, selon une enquête de Standard Poor de mai 2008.

Un petit air de confiance

22 octobre 2008 Contreinfo, Paul Jorion — où l’on apprend
que les banques américaines, qui ont reçu chacune 25 milliards de dollars du gouvernement, s’apprêtent à distribuer en dividendes une part de cet argent, et en utilisent une autre part pour financer du lobbying afin de contrer les mesures gouvernementales de semi-nationalisation !

Their Great Depression and Ours

James Livingston, professeur d’Histoire à Rutgers — Deux articles très fouillés et documentés, qui par un parallèle avec la crise de 29, essaient de déterminer un cadre explicatif à la crise actuelle, et d’énoncer les solutions adaptées. Livingston fait une critique de l’explication monétariste friedmanienne de la Grande Dépression (provoquée par un maintien de taux d’intérêt élevés aggravant le credit crunch) qui selon lui guide de façon trop exclusive les autorités. Il lui oppose l’approche keynesienne de Galbraith : l’augmentation des profits au détriment de la rémunération du travail provoque une baisse de la demande qui ne peut être compensée par l’investissement dans un contexte de marché saturé, avec pour conséquence une accumlation d’épargne qui déclenche la bulle spéculative. L’auteur écrit que selon les données historiques, la reprise se dessinait dès le début des années 30, avec une augmentation de la consommation telle qu’en 1937, la production industrielle avait retrouvé son niveau de 1929. Cet argument va à l’encontre de l’idée populaire selon laquelle seule la guerre aurait relancé l’économie américaine, discéditant ainsi le New Deal. Livingston remarque en effet que durant la même période, l’investissement continuait de baisser, si bien que la reprise de la demande doit être mise sur le compte des déficits publics. Il n’est donc pas surprenant de le voir conclure par son soutien au programme d’Obama d’augmentation des impôts sur les plus riches pour financer son programme de dépenses gouvernementales. Ces deux articles sont un « must read », ne serait-ce que par l’exposé très clair des deux thèses concurrentes sur la crise de 29, qui sont au centre du débat entre spécialistes.

Crise : l’onde choc de la Hongrie et ses conséquences

22 octobre 2008 Gestion Suisse via Contreinfo, Michel Santini — Le Forint hongrois a chuté de 15% par rapport à l’euro, en raison d’une fuite massive de capitaux. Cette baisse de la monnaie hongroise met en danger la Suisse, car près de 90% des hypothèques hongroises sont libellées en Francs suisses depuis 2006, ceci afin de bénéficier des taux helvètiques particulièrement bas. Bon nombreux de ces emprunts en Francs suisses ont été consentis par les banques autrichiennes, exposées ne Europe Centrale et dans les Balkans à hauteur de 230 milliards d’euros (pour un PIB de 235 milliards d’euros). Les banques italiennes et grecques sont aussi fortement impliquées. La baisse du Forint, alourdissant la charge les remboursements des hongrois, pourrait conduire à une vagues de défauts dont les effets se feraient sentir dans toute l’Europe. Dans ces conditions, on comprend pourquoi la BCE a consenti des facilités de crédit à la Hongrie pour un montant de 5 milliards d’euros, soit, rapporté au PIB hongrois, l’équivalent du plan américain de 700 miliards de dollars.

Greenspan ‘shocked’ that free markets are flawed

International Herald Tribune, 23 octobre 2008 — Au cours d’une audition au Congrès, l’ancien directeur de la Federal Reserve se déclare en état de « shocked disbelief » face à l’incapacité démontrée des marchés à s’autocorriger. Faut-il ajouter que nous, lecteurs, sommes aussi complétement incrédules face à l’expression d’une pareille na?ɬØveté ?

AIG Taps $90.3 Billion, Exceeding Original U.S. Loan

Bloomberg, 23 octobre 2008 — La baisse générale des actifs oblige AIG, lourdement engagé en CDS, à continuer à accroître ses niveaux de garnaties (collateral). Les sommes actuellement mises à disposition par le gouvernement pourraient ne pas suffir. Cela montre la difficulté qu’il y a à déterminer précisément les besoins en cash de l’assureur.

L’Etat, dernier recours pour les constructeurs automobiles américains

Le Monde, 24 octobre 2008 — La situation catastrophique des constructeurs automobiles Américains, pourraient selon certains observateurs amener le gouvernement US à un renflouement public.

La crise financière, causes structurelles

Le Monde, Octobre 2008 — Dans ce entretien, Michel Aglietta (professeur à l’université Paris 10 Nanterre, conseiller scientifique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)) revient sur l’évolution des vingt dernières années pour expliquer la crise. C’est d’abord l’augmentaiton du co?ɬªt du capital relativement au co?ɬªt du travail dans les années 80 pour lutter contre l’inflation. Puis, dans les années 90, l’irruption des pays émergents provoquent un énorme accroissement de l’offre de travail. Ceci transforme la gouvernance d’entreprise en faisant de la valeur actionnariale un facteur presque exculsif. L’afflux massif de capitaux vers les pays émergents, Asie du Sud Est notamment, provoquent une crise de la dette, dont ces pays sortent par un modèle de croissance basé sur l’exportation, avec maintient de taux de change très bas. Ce premier choc est suivi par celui de l’arrivée sur le marché de la Chine et de l’Inde, avec leur énorme réservoir de main-d’oeuvre. par le biais du commerce international, ces conditions aboutissent à un découplage entre salaires et productivité, sur fond d’excédents d’épargnes massifs. Ainsi se crée les conditions de crédit facile, financé par la vente mondiale de titres.

Debt linked to huge buyouts is tightening the vise

International Herald Tribune, 3 novembre 2008 — Au cours des trois dernières années, les sociétés de capital-investissement (private equity) ont profité du crédit bon marché pour racheter des grandes entreprises. Les dettes contractées pour ces acquisitions reposent à présent sur les cibles de ces achats. La crise du crédit pose d’énormes problèmes de remboursements à ces entreprises, dont certaines pourraient se retrouver en faillite.

Challenging the crowd in whispers, not shouts

International Herald Tribune, 2 novembre 2008 — Robert Shiller, professeur d’économie et de finance à Yale, montre comment les panels experts peuvent commettre d’énormes erreurs dans leurs analyses, notamment en sousestimant les phénomènes de bulle tels que celui de l’immobilier aux Etats Unis à partir de 2004. Deux explications à cela : 1. une incapacité relative à prendre en compte les facteurs psychologiques qui alimentent les bulles, et qui sont par essence difficiles à modéliser ; 2. la crainte de paraître exagérément alarmistes aux yeux de leurs pairs, et de voir leur réputation professionnelle souffrir en conséquence.

The World Tires of Dollar Hegemony

Vdare.com, 30 octobre 2008 — Paul Craig Roberts, ancien Sous Secrétaire au Trésor de Reagan, explique que la hausse du dollar actuelle est d?ɬªe essentiellement à deux facteurs : 1. le mouvement de panique qui conduit des investisseurs à chercher un refuge traditionnel dans les bons du Trésor US ; 2. une forte demande de dollars venant d’opérateurs qui font face à des remboursements libellés en dollars. Une fois cette vague passée, Paul C. Roberts prévoit que le dollar baissera à nouveau, car le reste du monde cherchera à se libérer d’une trop forte dépendance vis-à-vis de la monnaie américaine.